vendredi 3 août 2012

Article paru dans le journal 24 Heures du 3 août 2012

A quand une vraie prise de conscience !

Lorsqu’apparaissent simultanément en Suisse et au Japon des révélations des plus inquiétantes sur les magouilles relatives à l’exploitation des centrales nucléaires, on ne peut que s’inquiéter de l’avenir de la planète toute entière qui semble prise en otage par des lobbies sans scrupule. C’est d’autant plus alarmant que ces deux pays sont sans doute parmi les moins compromis dans la corruption et la manipulation de l’opinion publique. Il est donc plus que probable que de nouvelles catastrophes nucléaires surviendront. Si chacun les souhaite les plus éloignées possible de l’endroit où il vit, celles de Tchernobyl et de Fukushima ont cependant démontré que c’est à chaque fois la Terre entière qui concernée par leurs effets dévastateurs. Si ceux qui, dans les années cinquante, nous parlaient de « l’atome pour la paix » n’ont pas été de naïfs apprentis sorciers mais qu’ils aient mesuré les dangers de l’industrie qu’ils proposaient de développer, ils devraient être condamnés pour crime contre l’humanité. Aujourd’hui, par leur faute, chaque fois qu’un père de famille tourne un commutateur, il porte atteinte aux intérêts sinon à la vie de ses enfants et petits-enfants qui à tout le moins devront supporter la charge financière que représentera la gestion des déchets nucléaires et le démantèlement des centrales (aussi coûteux que leur construction). 

Frank Böttger, La Sarraz 

lundi 25 juin 2012


Spécialiste des déchets nucléaires Marcos Buser quitte la Commission fédérale de la sécurité nucléaire en dénonçant les manigances de l’Office fédéral de l’énergie, de l’inspection fédérale pour la sécurité nucléaire et de la NAGRA (Nationale Genossenschaft für die Lagerung radioaktiver Abfälle). En affirmant que « le contrôleur est copain de celui qu’il contrôle », il en dit long sur les dangers qui planent sur les populations du monde entier, les manigances n’étant de loin pas l’apanage de la vie politique suisse.
Frank Böttger

lundi 16 janvier 2012

Lorsqu’un candidat PDC à l’élection au Grand Conseil tente de nous rassurer en rejetant la perspective d’une démondialisation et d’une décroissance à l’échelon mondial, il s’adresse sans doute à tous ceux qui - passé la cinquantaine - n’ont effectivement pas grand chose à craindre de ce phénomène s’ils persistent à retarder son acceptation. Il oublie cependant que plus les mesures visant à notre adaptation à un nouveau mode de vie seront envisagées tardivement, plus brutales seront leur mise en application. En jonglant avec de superbes néologismes tels que « définanciarisation » de l’économie ou de « dévirtualisation » de la finance, il ne nous parle que de fric. Or le fric ne se mange, pas, il n’absorbe pas le CO2, il ne réalimente pas les mines de pétrole, de charbon ou d’uranium, il ne peut pas servir d’engrais pour reconstituer les forêts primaires comme il ne peut non plus ressusciter les espèces animales ou végétales disparues. La décroissance est donc inéluctable à plus ou moins brève échéance avec pour corollaire la démondialisation causée par une hausse progressive du prix des transports. Pour l’avenir de nos enfants, les autruches qui constituent le grand troupeau des politiciens de droite devraient sortir leur tête du sable !

vendredi 23 décembre 2011



Le YES (young european swiss) a décerné le « Barbelé d’Or 2011 », prix du plus grand isolationniste suisse, à Thomas Fuchs, conseiller national UDC non réélu.

mercredi 26 octobre 2011

Novartis fait des bénéfices mais licencie et délocalise !

Les plombiers polonais travaillent en Pologne, les frontaliers participent à la prospérité de la Suisse et les demandeurs d’asile ne représentent qu’une infime minorité de gens misérables qui ne constitue pas une menace. Tandis que l’on essaie de nous faire peur avec une soi-disant immigration massive on peut craindre au contraire une prochaine émigration massive de tous les Suisses qui verront leur poste de travail délocalisé ou qui ne trouveront plus à se loger dans leur pays. L’arrogance vis-à-vis de l’étranger et de l’Europe en particulier constitue une attitude suicidaire, le franc fort profite aux investisseurs étrangers qui spéculent sur sa valeur, achètent nos terres et nos entreprises tandis qu’il porte préjudice à nos industries qui sont majoritairement exportatrices. Plutôt que d’acheter des avions de guerre qui finiront à la casse après avoir gaspillé des millions de litres de carburant, il serait temps de mettre sur pied une vraie stratégie face à une guerre économique où effectivement, des étrangers d’origines diverses –mais aussi des Suisses- sont des ennemis bien réels. « Les Suisses qui votent UDC » se trompent de cible et font le beurre des milliardaires plus ou moins honnêtes ou franchement malhonnêtes dont le pouvoir supérieur à celui des gouvernements est en train de battre en brèche le système démocratique.

lundi 19 septembre 2011

Lorsque l’UDC a les moyens de dépenser en propagande presque autant que tous les autres partis réunis cela montre que les règles du jeu démocratique sont faussées par ceux-là même qui prétendent les défendre (d’autre part que le score de 30 % d’électeurs est lamentable compte tenu de l’investissement consenti).

mardi 23 août 2011

Les droits politiques… et les devoirs !

Au sujet de l’initiative « Vivre et voter ici » les représentant des partis évoquent plus volontiers les droits du citoyen que ses devoirs. Or le civisme qui devrait être le fondement essentiel d’une société démocratique est une notion bien souvent mal comprise à gauche comme à droite. Par exemple, ceux qui dissimulent une partie de leurs revenus sur leur déclaration d’impôt comme ceux qui ne respectent pas les limitations de vitesse au volant de leur automobile ne sont pas de bons citoyens. Ne méritent vraiment les droits politiques que ceux qui respectent la loi, quelle que soit la couleur de leur passeport…ou de leur peau !