mardi 21 janvier 2014
samedi 17 août 2013
samedi 27 avril 2013
« Faire
confiance au peuple »
…ou plutôt faire confiance au populo converti en un
troupeau de moutons bêlant à l’unisson sur l’air des slogans dont la diffusion
est financée à coup de millions. Diviser pour mieux régner est cependant le but
de l’UDC et c’est une méthode qui a déjà souvent fait ses preuves depuis
l’avènement de l’ère Blocher. Aujourd’hui, c’est un million de francs qui sera
investi dans la campagne du 9 juin, préfigurant ainsi la prépondérance de
l’argent dans le résultat des élections et il n’est pas nécessaire de partir
loin de nos frontières pour constater à quel point ce système est pernicieux. Il
est donc bien clair qu’en cas de succès de cette initiative, les partis de
droite alimentés financièrement par de nombreuses sources, n’auront aucune
peine à acheter -pour ne pas dire corrompre- une confortable majorité.
Combattre ce projet constitue donc un devoir essentiel pour l’avenir de notre
démocratie.
Frank Böttger
lundi 8 octobre 2012
Les milliards n’ont pas tous la même valeur !
Le « bon » peuple qui refuse de dépenser un milliard pour le Transrun acceptera-t-il d’en dépenser plus de trois pour l’achat d’avions de guerre ? Les manipulations auxquelles le citoyen doit faire face sont elles suffisamment puissantes pour lui faire perdre tout jugement sensé. Lorsque l’on parle du milliard du Transrun, on oublie qu’il s’agit d’un projet qui aurait généré un volume de travail presque entièrement effectué en Suisse, ce qui signifie que le retour financier à l’Etat aurait été considérable sous la forme d’impôts directs et indirects. Il se serait donc agi d’un investissement qui aurait été remboursé en partie durant l’élaboration du programme et ensuite sous la forme d’économie de temps et d’énergie pour des générations. Pour ce qui est du Gripen, il s’agit d’un achat à l’étranger, c’est-à-dire que son financement correspond vraiment de l’argent dépensé. Une dépense et non un investissement puisque un avion coûte en maintenance, a une durée de vie limitée, représente un gouffre à carburant (aussi acheté à l’étranger) et pollue énormément, tout ça pour assurer la « police du ciel » selon son principal défenseur, le conseiller fédéral Ueli Maurer. Alors que la rue grouille de dealers, de voyous et de drogués, ce ministre ne devrait-il pas redescendre sur terre… et ses concitoyens avec ?
Frank Böttger
vendredi 3 août 2012
Article paru dans le journal 24 Heures du 3 août 2012
A quand une
vraie prise de conscience !
Lorsqu’apparaissent
simultanément en Suisse et au Japon des révélations des plus inquiétantes sur
les magouilles relatives à l’exploitation des centrales nucléaires, on ne peut
que s’inquiéter de l’avenir de la planète toute entière qui semble prise en
otage par des lobbies sans scrupule. C’est d’autant plus alarmant que ces deux
pays sont sans doute parmi les moins compromis dans la corruption et la
manipulation de l’opinion publique. Il est donc plus que probable que de
nouvelles catastrophes nucléaires surviendront. Si chacun les souhaite les plus
éloignées possible de l’endroit où il vit, celles de Tchernobyl et de Fukushima
ont cependant démontré que c’est à chaque fois la Terre entière qui concernée
par leurs effets dévastateurs. Si ceux qui, dans les années cinquante, nous
parlaient de « l’atome pour la paix » n’ont pas été de naïfs
apprentis sorciers mais qu’ils aient mesuré les dangers de l’industrie qu’ils
proposaient de développer, ils devraient être condamnés pour crime contre
l’humanité. Aujourd’hui, par leur faute, chaque fois qu’un père de famille
tourne un commutateur, il porte atteinte aux intérêts sinon à la vie de ses
enfants et petits-enfants qui à tout le moins devront supporter la charge
financière que représentera la gestion des déchets nucléaires et le
démantèlement des centrales (aussi coûteux que leur construction).
Frank Böttger, La Sarraz
lundi 25 juin 2012
Spécialiste
des déchets nucléaires Marcos Buser quitte la Commission fédérale de la
sécurité nucléaire en dénonçant les manigances de l’Office fédéral de l’énergie,
de l’inspection fédérale pour la sécurité nucléaire et de la NAGRA (Nationale
Genossenschaft für die Lagerung radioaktiver Abfälle). En affirmant
que « le contrôleur est copain de celui qu’il contrôle », il en dit
long sur les dangers qui planent sur les populations du monde entier, les manigances
n’étant de loin pas l’apanage de la vie politique suisse.
Frank Böttger
lundi 16 janvier 2012
Lorsqu’un candidat PDC à l’élection au Grand Conseil tente de nous rassurer en rejetant la perspective d’une démondialisation et d’une décroissance à l’échelon mondial, il s’adresse sans doute à tous ceux qui - passé la cinquantaine - n’ont effectivement pas grand chose à craindre de ce phénomène s’ils persistent à retarder son acceptation. Il oublie cependant que plus les mesures visant à notre adaptation à un nouveau mode de vie seront envisagées tardivement, plus brutales seront leur mise en application. En jonglant avec de superbes néologismes tels que « définanciarisation » de l’économie ou de « dévirtualisation » de la finance, il ne nous parle que de fric. Or le fric ne se mange, pas, il n’absorbe pas le CO2, il ne réalimente pas les mines de pétrole, de charbon ou d’uranium, il ne peut pas servir d’engrais pour reconstituer les forêts primaires comme il ne peut non plus ressusciter les espèces animales ou végétales disparues. La décroissance est donc inéluctable à plus ou moins brève échéance avec pour corollaire la démondialisation causée par une hausse progressive du prix des transports. Pour l’avenir de nos enfants, les autruches qui constituent le grand troupeau des politiciens de droite devraient sortir leur tête du sable !
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