dimanche 8 février 2009

Bilatérales : les corbeaux UDC explosent en vol !

Le résultat est là : les Suisses ont rejeté les corbeaux et autres slogans simplistes d’un parti condamné à terme et dont la légitimité politique devient de moins en moins évidente.
La raison l’a emporté. L’UDC peut mettre une fois de plus au panier son catalogue de peurs irrationnelles qui ne font que dissimuler des menaces bien réelles. Les financiers-requins de la droite et de l'extrême-droite (suisses ou étrangers) sont autrement plus dangereux que les pseudos plombiers-rapaces roumains ou bulgares.
Quant au Conseil fédéral, il se réjouit paraît-il de ce résultat. Cependant, en apportant aussi peu de soutien à sa propre politique, le gouvernement aura été plutôt pitoyable dans cette affaire.

lundi 2 février 2009

Du pain et des jeux.


Sans contester la qualité du spectacle que cet excellent joueur de tennis nous offre chaque fois qu'il dispute un match, certains d'entre-nous auront de la peine à être émus par ses larmes lors de ses défaites, sachant que même perdant, il engrange en une journée de compétition davantage d'argent que la plupart de ses concitoyens n'en gagnent en une année. N'y a-t-il pas quelque indécence à investir autant d'émotion dans un événement finalement assez dérisoire alors qu'aujourd'hui nous devrions plutôt partager la tristesse des victimes de la tuerie de Gaza ou celle des milliers de salariés qui viennent de recevoir leur lettre de licenciement ? N'oublions pas que derrière les écrans de fumée que le sport ou le show-business place devant nous par l'intermédiaire des médias qui nous manipulent à leur guise, il y a un monde qui pose des questions vitales.

Frank Böttger

jeudi 29 janvier 2009

Qu'espérer de ces religions dont on a l'impression qu'elles ne cherchent qu'à attiser violences et polémiques. Aujourd'hui, les évêques suisses prennent position dans une querelle théologique dérisoire qui les oppose à un groupuscule d'intégristes assez inoffensifs. Quelle importance dans notre vie de tous les jours ? Ne devraient-ils pas plutôt donner de la voix lorsque certains de leurs frères et sœurs en Jésus-Christ sont méprisés et traités de rats ou de rapaces.
Frank Böttger

mardi 20 janvier 2009

jeudi 15 janvier 2009


Etudiante en relations internationales venue à Paris, je reconnais l'importance d'un séjour de travail à l'étranger pour ma formation. J'effectue actuellement un stage dans une entreprise française où il m'est donné la possibilité de développer mes compétences interculturelles. Grâce à l'accord sur la libre circulation des personnes, j'ai pu obtenir un emploi et un logement sans «paperasserie» et sans avoir fait une seule démarche administrative - c'est à la fois étonnant et tellement agréable.

Simone Utz, Etudiante Université de Saint-Gall

jeudi 8 janvier 2009

Bon pour le porte-monnaie, bon pour la tête !



Les six années de mise en place de la libre circulation des personnes ont coïncidé avec la période la plus prospère pour l'économie suisse. Quel démenti apporté à ceux qui annonçaient une invasion catastrophique des travailleurs étrangers mettant les Suisses au chômage. Les mécanismes de sauvegarde permettant de freiner une immigration déstabilisante se sont avérés inutiles. Le simple égoïsme nous appelle à reconduire un accord qui nous a été si favorable. Un rejet serait la porte ouverte à tous les dangers pour notre économie. Les adversaires de la reconduction de l'accord ne peuvent apporter la moindre preuve de ses inconvénients. Ils en sont réduits à brandir la menace de la déferlante des mendiants Roms, ce qui est totalement hors de propos. Ils oublient simplement de mentionner que la libre circulation des personnes est subordonnée à l'obtention d'un permis de travail.


Albert Tille, ancien journaliste à la Télévision suisse romande et membre du Nomes

mercredi 17 décembre 2008

Encore une fois Oui aux questions subalternes pour préserver nos ambitions européennes authentiques

Au terme d'une farce hypocrite due aux stratèges de l'UDC, nous voterons le 8 février 2009 sur une question - une double question - touchant l'avenir de nos relations avec l'Union Européenne. Encore une fois ! Encore une fois, mettant nos enthousiasmes et nos convictions dans notre poche, nous devrons assurer le succès de ces épiceries à répétition qui tiennent lieu de politique européenne au Conseil fédéral. En cette matière, depuis l'échec du 6 décembre 1992, nous avons une obligation de réussite, car tout échec saccage tout. Les bilatérales, en 2004, avaient réservé le référendum facultatif avant le passage au stade final de la libre circulation des personnes. A cela, s'ajoute l'extension aux deux dernières adhésions à l'Union Européenne, la Bulgarie et la Roumanie, pays pauvres et donc indignes aux yeux de ceux qui affichent comme une coquetterie leur soi-disant non appartenance à l'extrême droite.

Albert Rodrik, membre de la Constituante genevoise et membre du comité du Nomes suisse.